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Publié : 17 novembre 2010
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une journéee à Versailles

Une journée de monsieur le Comte du Plessis de la Barre

Aujourd’hui, 24 avril 1687, moi Comte du Plessis de la Barre je me lève tôt car j’ai l’honneur d’être invité au petit lever du roi. Quelle chance, quel privilège !
Si je fais bonne figure j’aurai peut être une faveur. Aussi il faut que je mette mes plus beaux habits : ma plus belle culotte bouffante garnie de rubans, mon gilet brodé, mes souliers à nœuds, mon chapeau à plumes et mon épée d’apparat.
A 8h sans faute, je traverse fièrement tous les merveilleux salons de Versailles : le salon d’Hercule, le salon de l’Abondance, le salon de Vénus, le salon de Diane, le salon de Mars, le salon Mercure, le salon d’Apollon, le salon de la Guerre et enfin l’immense Galerie des Glaces qui avec ses nombreux miroirs dans lesquels on peut s’admirer est celle que je préfère.
Beaucoup de courtisans assistent comme moi au lever du roi.
Par miracle, ses yeux se posent sur moi et le roi me fait un léger signe de tête.
Je suis dans ses grâces, me dis-je, ma fortune est faîte. Je me perds tellement dans mes espoirs de richesse que je n’ai même pas vu passer la longue cérémonie du grand lever ! Je ne reprends mes esprits que quand le roi nous demande à tous de sortir.
Je rentre dans mes appartements et me prépare pour la messe de 10 heures qui se déroule dans la chapelle royale. Pendant l’heure du Conseil où le roi et ses ministres discutent de politique et des problèmes du royaume, je fais mes courriers et traite mes affaires dans mes appartements. Bien sûr je me vante dans mes lettres de l’attention que m’a portée le roi.
A 13h vient enfin le moment du dîner au petit couvert où le roi m’a encore fait l’honneur de m’inviter. Les plats de viandes sont nombreux et les vins savoureux. Tout le monde se délecte. Après ce riche repas, pour digérer, j’accompagne le roi à sa promenade dans les jardins du château. Bien sûr je ne suis pas seul à ses côtés car de nombreux courtisans l’entourent. La promenade est un peu longue et certaines discussions m’ennuient mais heureusement il y a appartement après. Ce soir, le roi souhaite se divertir avec de la danse. Tant mieux, je préfère ce genre de distraction aux longues pièces de théâtre ou aux concerts ennuyeux !
Fatigué par cette soirée, c’est avec joie que je participe au souper au grand couvert qui est servi à 22 h et qui se déroule en musique.
Vers 23h, bien que je sois épuisé, je suis ravi d’être invité au grand coucher du roi. J’irai ensuite me retirer pour la nuit dans mes appartements.

T L
Une journée à Versailles

En ce dimanche 13 août 1657, le premier valet réveilla Louis XIV vers huit heures. Le petit lever commença avec l’entrée des médecins, des familiers et des favoris, dont je faisais partie. La toilette commença. Puis, ce fût le grand lever lorsque les officiers de chambre et la garde robe entra.
Vers dix heures, le roi traversa la galerie des glaces. Nous le suivions en procession. Les gens s’étaient regroupés afin de l’apercevoir. Il s’installa à la tribune de la chapelle royale afin de suivre la messe. Chaque jour, on pouvait écouter une nouvelle œuvre de Lully. La messe terminée, il tint le conseil d’état dans son cabinet. C’était le jour des questions les plus graves. Mazarin, Fouquet et Colbert étaient présents. Le sujet tournait autour des intendants et de la récolte des impôts.
Le Roy déjeuna à treize heures, puis partit pour son activité du jour. Il avait choisit de se promener en calèche avec Madame de Montespan (sa favorite). A son retour, vers dix-huit heures, il régla quelques affaires, puis se retira pour le souper du grand couvert.
A vingt trois heures trente, le roi se retira dans sa chambre pour un rituel qui ressemblait au lever, en plus court.

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